
Agir ensemble pour l'enfance
Pour les parents et pour les enfants
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Bonjour,
Nous sommes engagé(e)s dans l'intervention humaine, économique, juridique, pour aider les enfants, les familles et changer les comportements et les structures.
Nous sommes pour l'union de toutes les forces pour intervenir sur :
1) Aide à la parentalité
2) Lutte contre les violences, dont aux enfants et aux femmes (et aux hommes, même si c'est moins fréquent)
3) Aides aux familles
5) Interventions au niveau des départements, des villes, des quartiers, des écoles.
Vous trouverez ici les actions qui seront réalisées.
Unissons-nous : rejoignez-nous et travaillons ensemble.
Fiable
Solide
ACTIONS DE COMMUNICATION en cours STRASBOURG
Protéger nos enfants, transformer notre société
Comprendre les violences, repenser la parentalité, agir ensemble
Nous allons organiser des actions dans les centres des villes, les quartiers, et les écoles.
Pour les droits des enfants, des femmes, contre les violences et les harcèlements, contre les abus d'écrans, pour la parentalité, pour la solidarité et le lien, pour la culture.
La violence envers les enfants n’est pas un fait divers. C’est un fait de société. Chaque jour, en France, des enfants subissent des coups, des humiliations, des négligences, des agressions sexuelles. Chaque jour, des familles s’enfoncent dans la souffrance sans trouver de porte de sortie. Chaque jour, des professionnels alertent sans être entendus.
Ce texte s’adresse à tous : parents, grands-parents, enseignants, voisins, professionnels de santé, travailleurs sociaux, élus. Parce que la protection de l’enfance n’est pas l’affaire de quelques spécialistes. C’est l’affaire de chacun d’entre nous.
I. Les violences faites aux enfants : un fléau silencieux
Des chiffres qui interpellent
Les statistiques sont accablantes. En France, un enfant meurt tous les cinq jours sous les coups d’un parent ou d’un adulte de son entourage. Chaque année, environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Près de 300 000 enfants sont suivis par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance. Derrière chacun de ces chiffres, il y a un visage, une histoire, une enfance volée.
Mais ces chiffres ne représentent que la partie visible. Combien de violences ne sont jamais signalées ? Combien d’enfants souffrent en silence, dans l’ombre de foyers fermés, derrière des façades de normalité ?
Les multiples visages de la violence
Les violences physiques sont les plus visibles : coups, bousculades, brûlures, séquestrations. Elles laissent des traces sur le corps, mais aussi dans la mémoire. Un enfant frappé apprend que la force prime sur la parole, que l’amour peut faire mal, que l’adulte est un danger.
Les violences psychologiques sont plus insidieuses mais tout aussi dévastatrices. Humiliations répétées, dénigrement, rejet, chantage affectif, menaces, isolement… Elles érodent, jour après jour, l’estime de soi de l’enfant. Elles lui enseignent qu’il ne vaut rien, qu’il est de trop, qu’il est responsable de la colère de l’adulte.
Les violences sexuelles restent le tabou ultime. Attouchements, agressions, viols, exposition à la pornographie, exploitation : elles frappent dans tous les milieux, à tous les âges. Dans la grande majorité des cas, l’agresseur est un membre de la famille ou un proche.
Les négligences constituent une forme de violence moins spectaculaire mais profondément destructrice : absence de soins, défaut d’alimentation, manque de stimulation, indifférence affective. Un enfant qui n’est pas regardé, pas nourri dans ses besoins fondamentaux, est un enfant en souffrance.
Un enfant ne crie pas pour déranger. Il crie parce qu’il souffre. Notre devoir est d’entendre ce cri.
Les conséquences : des blessures qui durent toute une vie
Les traumatismes de l’enfance ne s’effacent pas avec le temps. La recherche en neurosciences et en psychotraumatologie le démontre sans ambiguïté : les violences subies dans l’enfance modifient le développement du cerveau, altèrent les capacités d’apprentissage, perturbent la régulation émotionnelle, fragilisent la santé mentale et physique pour des décennies.
Chez l’enfant, les conséquences se manifestent par des troubles du sommeil, de l’anxiété, des difficultés de concentration, un décrochage scolaire, des comportements agressifs ou au contraire un repli sur soi, des troubles alimentaires, de l’énurésie.
À l’âge adulte, les séquelles se prolongent : dépression, addictions, difficultés relationnelles, précarité sociale, reproduction des schémas de violence. Un enfant qui n’est pas protégé aujourd’hui, c’est un adulte brisé demain. C’est aussi, parfois, un parent qui reproduira ce qu’il a subi, faute d’avoir été accompagné.
Ce que dit la loi
La France a longtemps toléré ce qu’on appelait pudiquement le « droit de correction ». Ce temps est révolu.
La loi du 10 juillet 2019 relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires a modifié l’article 371-1 du Code civil pour affirmer clairement : « L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. »
Cela signifie que les gifles, les fessées, les cris, les humiliations, les châtiments corporels sont interdits par la loi. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation : c’est une norme juridique qui s’impose à tous.
Cette loi n’est pas là pour punir les parents. Elle est là pour poser un interdit clair, comme la société l’a fait pour les violences conjugales ou le travail des enfants. Elle est là pour dire : il existe d’autres chemins.
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II. La parentalité : un chemin exigeant, pas un combat solitaire
Crier n’est pas éduquer
Soyons honnêtes. Qui n’a jamais haussé le ton avec son enfant ? Qui n’a jamais senti cette colère monter, ce sentiment de débordement, cette impression de ne plus contrôler la situation ?
Crier, hurler, insulter un enfant, même sous le coup de l’épuisement, ce n’est pas éduquer. C’est blesser.
Quand un adulte crie sur un enfant, l’enfant n’entend pas le message. Il entend la menace. Son cerveau passe en mode survie : il se fige, il pleure, il se soumet ou il se rebelle. Mais il n’apprend rien. Ou plutôt si : il apprend que la relation avec l’adulte est un terrain de peur.
Quand on dit à un enfant « tu es nul », « tu es insupportable », « j’en ai marre de toi », « tu vas me rendre fou », on ne décrit pas une réalité. On fabrique une croyance. L’enfant intègre ces mots comme des vérités sur lui-même. Il se construit autour de cette image déformée. Il finit par y croire.
« Tu es nul » répété cent fois ne produit pas un enfant motivé. Cela produit un enfant convaincu qu’il ne vaut rien. C'est grave !
Comprendre pour mieux accompagner
Un enfant qui désobéit, qui fait une colère, qui provoque, qui teste les limites… c’est un enfant normal. Le cerveau de l’enfant est en construction. Les zones responsables du contrôle des émotions, de l’anticipation des conséquences, de la gestion de la frustration ne sont pas encore matures. Elles ne le seront pleinement qu’à l’âge adulte.
Cela ne veut pas dire qu’il faut tout laisser faire. Cela veut dire qu’il faut adapter notre réponse au stade de développement de l’enfant. Il faut être patient(e) et expliquer, et ne pas avoir peur d'entendre des séries de pourquoi ? à nous de justifier nos réponses, sans violence. Et si l'enfant nous montre que notre réponse est incohérente ou ne correspond pas, à nous de réfléchir. L'enfant n'est pas un bocal vide dans lequel nous déversons nos erreurs et lacunes. L'enfant a le droit d'avoir une opinion, même si elle n'est pas la vôtre. L'enfant n'est pas non plus vous qui avez raté quelque chose et vous lui imposez alors des entraînements infernaux, parce que vous vouliez être champion de tennis ou de foot.
Des repères concrets pour le quotidien
Nommer les émotions plutôt que les réprimer. « Je vois que tu es en colère. Tu as le droit d’être en colère. Mais tu n’as pas le droit de frapper. » Cette phrase simple enseigne à l’enfant que ses émotions sont légitimes tout en posant une limite claire sur le comportement.
Décrire le comportement, pas l’enfant. « Ce que tu as fait n’est pas acceptable » plutôt que « tu es méchant ». La différence est fondamentale : l’une sépare l’acte de la personne, l’autre les confond.
Offrir des choix plutôt que des ultimatums. « Tu préfères ranger tes jouets avant ou après le bain ? » plutôt que « Range immédiatement ou tu seras puni ! » Le choix donne à l’enfant le sentiment d’être respecté, tout en maintenant le cadre.
Reconnaître ses propres limites. Quand la tension monte, il est permis de dire : « Je suis trop énervé(e) pour parler calmement. Je vais prendre quelques minutes et on en reparle. » C’est un geste de responsabilité, pas de faiblesse. C’est aussi un modèle puissant pour l’enfant. Montrez comment vous gérer les différents : dans le calme, la négociation et avec intelligence, la violence est stérile et pire : elle fait croire à l'enfant que c'est un dialogue et il sera violent lui aussi, très probablement - est ce ce que vous voulez. Brisons les cercles de la Violence, maintenant.
Demander de l’aide ? psychologues et médiateurs, il y a des pros pour vous aider. Il existe aussi en ligne des site sur la parentalité, nous allons en faire un .
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III. Les écrans : une menace sous-estimée
La question des écrans n’est pas secondaire dans la réflexion sur la protection de l’enfance. La surexposition aux écrans est une forme de négligence éducative dont les conséquences commencent à être mesurées avec précision.
Avant 3 ans, le cerveau de l’enfant a besoin d’interactions humaines, de manipulation d’objets, de mouvement, de langage adressé directement. L’écran ne remplace aucune de ces stimulations. Il les empêche. Les études montrent des retards de langage significatifs chez les enfants exposés précocement aux écrans.
Entre 3 et 6 ans, l’usage doit rester très limité et toujours accompagné. L’enfant ne fait pas encore la différence entre fiction et réalité. Il ne dispose pas des filtres cognitifs pour traiter les images violentes, les sollicitations publicitaires, la vitesse des contenus.
Après 6 ans, l’enjeu est celui de l’encadrement : temps limité, contenus adaptés, dialogue autour de ce que l’enfant voit et ressent. L’écran ne doit jamais remplacer le jeu, la lecture, le temps en famille, le mouvement.
L’écran n’est pas un ennemi. Mais utilisé sans cadre, il devient un obstacle au développement de l’enfant. Il fragmente l’attention, appauvrit le langage, réduit les interactions sociales, perturbe le sommeil, favorise la sédentarité.
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IV. Agir : ce que chacun peut faire
Si vous êtes témoin
Vous entendez des cris réguliers, des pleurs inhabituels. Vous remarquez des marques sur un enfant, un changement de comportement, un repli soudain. Ne détournez pas le regard.
Vous pouvez appeler le 119 (numéro national de l’enfance en danger). L’appel est gratuit, anonyme, disponible 24 heures sur 24.
Signaler, ce n’est pas dénoncer. C’est protéger. La loi vous y autorise et, dans certains cas, vous y oblige.
Si vous êtes parent et que vous sentez que vous perdez pied
Il n’y a aucune honte à reconnaître que l’on est dépassé. L’isolement, la fatigue, les difficultés financières, les conflits de couple, les troubles de l’enfant… tout cela peut mener au point de rupture. Pas de conflit devant les enfants ! et ne mêlez pas les enfants à vos disputes. Allez demander conseils à des spécialistes : psychologues, médiateurs.
Avant d’en arriver là, parlez-en. À votre médecin, à un psychologue, à une association de soutien à la parentalité. Il existe des solutions. Vous n’êtes pas seul(e).
Si vous êtes professionnel
Enseignants, médecins, éducateurs, assistantes maternelles, animateurs… vous êtes souvent les premiers à percevoir les signes de maltraitance. Votre rôle est essentiel.
La loi vous protège lorsque vous signalez de bonne foi. Le signalement n’est pas une accusation : c’est un acte professionnel qui permet d’évaluer une situation et de mettre en place une protection si nécessaire. Ne pas signaler, c’est prendre le risque de laisser un enfant en danger.
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V. Notre engagement
Le Collectif C Groupe de Strasbourg s’engage dans la lutte contre les violences faites aux enfants, aux femmes, contre les violences et harcèlements à l'école, et pour la réforme du système de protection de l’enfance en France.
Nous croyons que la protection de l’enfance ne peut pas se résumer à une intervention d’urgence après coup. Elle doit commencer par la prévention, l’accompagnement des familles, la formation des professionnels, l’écoute des enfants, l'aide à la parentalité , et la solidarité.
Nous croyons que chaque enfant a droit à une enfance sans violence. Que chaque parent a droit à un soutien . Que chaque professionnel a droit à des moyens à la hauteur de sa mission. Les enfants ont des droits.
Numéros utiles
119 — Enfance en danger (gratuit, anonyme, 24h/24)
3919 — Femmes victimes de violences (gratuit, anonyme, 24h/24)
17 — Police secours
114 — Numéro d’urgence par SMS (pour les personnes qui ne peuvent pas parler)
3114 — Numéro national de prévention du suicide
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Soutien parental
Accompagnement concret pour vivre une parentalité sereine.
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MENTIONS LÉGALES
Site internet COLLECTIF C
Dernière mise à jour : 18 février 2026
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Le site internet COLLECTIF C (ci-après « le Site ») est édité par :
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