ARRÊTONS LES VIOLENCES ENVERS LES ENFANT
Ensemble contre les violences PHYSIQUES, SEXUELLES, PSYCHOLOGIQUES.
Luttons ensemble, en prévention, contre les violences : rejoignez-nous !
Violences physiques et psychologiques : une loi de 2019
Depuis la loi du 10 juillet 2019 (article 371-1 du Code civil), l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ni psychologiques. Les gifles, fessées, secousses, mais aussi les cris, humiliations, menaces et violences conjugales devant l'enfant sont interdits et peuvent être lourdement sanctionnés : jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende, et jusqu'à 10 ans et 150 000 euros en cas d'habitude (Code pénal, articles 222-13 et 222-14). Pourtant, la plupart des parents ignorent encore l'existence de cette loi.
Apprenez à communiquer, sans hurlements ni violence envers l'enfant et aussi l'autre parent.
Violences sexuelles : en France, chaque année
● Environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année.
● 5,4 millions d'adultes en ont été victimes dans leur enfance, le plus souvent dans leur propre famille.
● Contrairement aux idées reçues, les auteurs ne sont pas des cas exceptionnels : une étude mondiale (Salter, 2023, sur 1 945 hommes) montre qu'environ un homme sur dix déclare avoir déjà commis une infraction sexuelle sur un enfant. Une part importante de ces violences échappe au système judiciaire.
● Moins de 7 pour cent des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs aboutissent à une condamnation.
● L'inceste représente la majorité de ces violences, et plus d'une victime sur deux tentera de se suicider plus tard.
Les conséquences durent toute une vie
Les neurosciences montrent aujourd'hui que ces conséquences sont observables jusque dans le développement du cerveau. Physiques, sexuelles ou psychologiques, ces violences abîment le cerveau en construction et laissent des traces durables : angoisse, dépression, troubles du sommeil, addictions, difficultés scolaires et relationnelles, parfois reproduction de la violence à l'âge adulte. Prévenir tôt, c'est réduire, une génération plus tard, les placements, les hospitalisations, la délinquance et les violences conjugales. Chaque adulte qui s'arrête rompt la chaîne.
Au-delà du drame humain, ces violences représentent également un coût estimé à 9,7 milliards d'euros par an.
Loi intégrale, et la prévention, la culture
Le Parlement travaille actuellement sur une grande loi contre les violences sexistes et sexuelles. Mais elle reste centrée sur les violences sexuelles. Elle laisse de côté la négligence, la violence psychologique et, surtout, la violence institutionnelle, celle de l'institution censée protéger. Nous demandons une protection intégrale aussi en profondeur : tous les types de violence, y compris celle du système lui même, et la prévention.
Réorganiser l'aide sociale à l'enfance : diviser par deux le nombre d'enfants en ASE
Nous voulons réorganiser l'ASE autour de la solidarité et non du profit, des rapports construits avec les familles, des structures à taille humaine, des professionnels formés, mieux sélectionnés, spécialisés, et mieux payés. Et lorsqu'une faute est commise, chacun doit en répondre, travailleurs sociaux, responsables de l'ASE et magistrats compris. Un enfant qui n'a commis aucune faute, qu'il présente un TSA, un TDAH ou un autre trouble du neurodéveloppement, ou que ses parents soient malades, en difficulté ou temporairement débordés, ne doit jamais être traité comme un mineur délinquant. Il a besoin d'aides, d'un diagnostic de qualité et d'un accompagnement adapté.
Réorganiser l'aide sociale à l'enfance : diviser par deux le nombre d'enfants en ASE (suite)
Et s'il faut une juge, ce serait une JAFev, spécialisée elle aussi dans l'enfance (TSA, enfants atypiques) et dans les violences intrafamiliales, et le respect du contradictoire. Il faut donner des moyens aux magistrats, mais aussi écarter ceux qui causent des désastres. Les foyers s'ouvrent aux familles, aux mécènes, aux étudiantes pour du soutien et du lien, les enfants y transitent, si aucun proche n'a été trouvé pour les accueillir auparavant, ce qui met fin aux décrochages scolaires et à l'exploitation sexuelle. Toutes les personnes en contact avec des enfants doivent être filtrées. Nous proposons aussi que les personnes qui s'engagent dans un mariage, un PACS ou une vie commune puissent être informées de l'existence d'une inscription de leur futur conjoint au FIJAISV ou d'antécédents judiciaires pertinents en matière de violences sexuelles ou intrafamiliales, selon des modalités définies par la loi.
Le harcèlement scolaire
Le harcèlement scolaire brise des enfants, parfois jusqu'au suicide, et laisse des traces à vie. Nous luttons contre lui et portons des propositions concrètes, inspirées de programmes qui ont fait leurs preuves : agir sur tout le groupe classe, encourager la solidarité plutôt que la rivalité, former les adultes, intervenir tôt.
Une autre culture : celle de l'enfance, parentalité, écoles
Nous proposons une autre culture, celle de l'enfance, et de la solidarité : une société qui respecte réellement l'enfant le protège naturellement. Faisons passer l'enfant du statut d'objet ou de propriété à celui de personne à part entière. Donnez la parole à vos enfants, sollicitez-les. Un enfant écouté devient plus facilement un adulte capable d'écouter les autres. Notre société s'enfonce dans l'isolement et l'affaiblissement des solidarités : c'est une forme de déshumanisation. Occupons-nous de nos enfants, soyons patients. Si l'enfant est en crise, ne le frappez pas : montrez-lui comment un adulte se calme. Cela l'apaisera, et plus tard il saura se calmer à son tour, au lieu de reproduire la violence apprise.
Protéger les enfants, cette nouvelle culture, c'est protéger les femmes et les hommes, toute la société.
La meilleure protection n'est pas celle qui intervient après les violences. C'est celle qui empêche qu'elles apparaissent.
Ce que nous faisons, nos priorités
Nous sommes des citoyens, des parents et des professionnels convaincus que la prévention est le meilleur moyen de protéger les enfants.
● Informer et sensibiliser parents, enfants et professionnels.
● Soutenir les familles avant les crises et briser l'isolement.
● Former à la parentalité positive, à l'écoute et à la non violence.
● Agir pour des lois et des institutions vraiment protectrices.
● Mobiliser citoyens, associations, écoles et collectivités.
ENSEMBLE, CHANGEONS LA CULTURE. PROTÉGEONS NOS ENFANTS. PROTÉGEONS NOTRE AVENIR.
Imprimé par nos soins, Yves Laybourn, 67000 Strasbourg, ne pas jeter sur la voie publique. www.collectifc.com et www.lanouvellegeneration.fr
www.lanouvellegeneration.fr www.collectifc.com
LA VIOLENCE envers les enfants EST INTERDITE PAR LA LOI
Loi du 10 juillet 2019 — article 371-1 du Code civil : l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ni psychologiques.
Sont interdits :
• les gifles, fessées, claques, secousses
• les cris, insultes, humiliations, menaces
• les disputes et violences entre adultes devant l’enfant
• les punitions qui isolent ou privent de repas
Code pénal, articles 222-13 et 222-14 : jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende, et 10 ans et 150 000 € en cas d’habitude.
CE QUE LES NEUROSCIENCES NOUS APPRENNENT
Le cerveau d’un enfant est en construction jusqu’à environ 25 ans : chaque expérience le façonne. Chez le tout-petit, la zone qui relie une cause à une conséquence est encore immature. Avant 3 ans, un enfant ne peut pas relier une claque à la leçon qu’on voudrait lui donner : il ne retient pas la règle, il retient la peur.
Le climat de stress permanent (coups, cris, peur, tensions, disputes) inonde le cerveau de cortisol, l’hormone du stress. L’enfant bascule en mode survie : il ne peut plus apprendre, ni se concentrer, ni se réguler. Ne vous battez jamais devant vos enfants ! Femmes battues, composez le 3919.
Trois régions du cerveau sont directement touchées :
• Hippocampe (mémoire à long terme, apprentissage) : son volume diminue. L’enfant retient moins, oublie plus vite, comprend plus difficilement.
• Cortex préfrontal (raisonnement, contrôle de soi, attention) : son développement est freiné. L’enfant a du mal à se calmer, à anticiper, à choisir.
• Amygdale (alarme, peur) : elle s’hypertrophie et reste en alerte permanente. L’enfant sursaute, s’angoisse, devient agressif ou se replie.
La mémoire de travail (mémoire à court terme, celle qui sert à écouter, comprendre, calculer) est saturée par le stress. L’enfant n’écoute pas parce qu’il ne peut plus écouter.
La mémoire à long terme imprime durablement les scènes de violence. Elles peuvent ressurgir des années plus tard sous forme d’angoisse, de troubles du sommeil, de difficultés relationnelles — et parfois de violences reproduites à l’âge adulte, dans le couple ou envers ses propres enfants. Chaque parent qui s’arrête rompt la chaîne.
Être témoin suffit. Un enfant qui voit ou entend la violence entre adultes subit les mêmes dégâts : son cerveau réagit comme s’il était frappé (mêmes hormones de stress, mêmes altérations en imagerie). Se disputer violemment devant lui, c’est le frapper sans le toucher.
À partir de quand un enfant comprend-il la portée de ses actes ? Le discernement, la capacité à mesurer la portée de ses actes, se construit lentement tout au long de l’enfance. La justice elle-même le reconnaît : un mineur est présumé sans discernement avant 13 ans (Code de la justice pénale des mineurs, 2021). Chez le tout-petit, punir n’enseigne donc rien : il ne relie même pas la punition à l’acte. Et plus tard, frapper n’enseigne pas davantage : ça reste de la peur et un modèle de violence. À tout âge, ce qui éduque, c’est expliquer, pas frapper.
Face à la colère : rester calme et coréguler. Un petit enfant débordé ne peut pas se calmer seul : son cortex préfrontal est trop immature. Il se calme en empruntant celui de l’adulte : c’est la corégulation. Crier ajoute du stress ; rester calme, c’est lui prêter votre calme jusqu’à ce qu’il construise le sien.
Études IRM (Pr Martin Teicher, Harvard ; Tomoda et al., 2009) : violences verbales chroniques et exposition aux violences entre adultes produisent des altérations cérébrales comparables à celles des violences physiques.
LES ÉCRANS NE REMPLACENT PAS UN PARENT
Trop d’écrans nuisent au sommeil, au langage, à l’attention et à l’humeur. Ils privent le cerveau des interactions humaines dont il a besoin pour grandir.
Un effet biologique mesurable. Chez les jeunes enfants très exposés aux écrans, l’imagerie révèle une matière blanche moins développée : ce sont les fibres qui connectent les régions du cerveau et soutiennent le langage, la lecture et l’attention. Moins ces réseaux se forment tôt, plus les apprentissages sont difficiles ensuite (Hutton et al., 2020).
Et chez l’adulte aussi, la même technologie fragmente l’attention : la durée moyenne de concentration sur un écran est passée de 2 min 30 en 2004 à 47 secondes aujourd’hui (Pr Gloria Mark, UC Irvine).
• Le moins d’écrans, c’est le mieux. Et aucun pour les jeunes enfants : des jouets, des livres, des amis et leurs parents calmes.
Pas d’écran dans la chambre la nuit. Pas de réseaux sociaux avant 15 ans. Pas de pornographie, jamais.
LE CERVEAU SE CONSTRUIT DANS LA RELATION
Le cerveau humain se câble dans l’interaction avec d’autres humains. Un visage qui répond, une voix qui nomme, un échange à tour de rôle : ce sont eux qui construisent le langage, l’attention et la régulation des émotions.
• Le serve-and-return : l’enfant sollicite (regard, son, geste), l’adulte répond. Chaque aller-retour renforce ses connexions neuronales. C’est le moteur du développement du cerveau (Center on the Developing Child, Harvard).
• Parler, lire, jouer, manger ensemble : l’enfant qui entend beaucoup de mots et d’échanges développe un vocabulaire et une mémoire de travail plus riches.
• Quinze minutes par jour rien que pour lui, et un rituel calme au coucher : la présence d’un adulte sécurisant fait baisser le stress et libère le cerveau pour apprendre.
À L’ÉCOLE : COOPÉRER, RESPECTER, PROTÉGER
Notre collectif mène une étude sur le harcèlement et les violences à l’école. Parlez-en avec vos enfants.
À transmettre à vos enfants :
• ne pas se moquer des différences (taille, poids, origine, handicap, prénom, accent) ; coopérer plutôt que rivaliser
• quand un élève est seul, isolé ou moqué, on va vers lui et on prévient un adulte
Directeur de publication : Yves Laybourn. Imprimé par nos soins. Ne pas jeter sur la voie publique. Papier recyclable.
Agir ensemble pour aider les enfants, les parents et lutter contre les violences .
Projets clés
Agir ensemble pour protéger l'enfance.
Ateliers
Sessions pratiques pour renforcer la parentalité.
Formations
Programmes pour professionnels de l'enfance.
Soutien
Accompagnement personnalisé pour familles.
Sensibilisation
Campagnes pour mieux protéger les enfants.